Un lycée ouvert sur le monde

Mobilité Erasmus+ à Ostende

Par HEDWIGE MARIE ROUILLE D ORFEUIL, publié le mardi 17 mars 2026 08:02 - Mis à jour le vendredi 27 mars 2026 13:42

Carnet de voyage

Samedi 21 mars - Jour du retour

La matinée se passe en famille. Dernières balades dans les rues d’Ostende, sur la plage peut-être… Ou grasse mat !

Notre train part à 12h43. Hors de question de le rater donc RV à 12h20. Cela donne le temps de faire ses adieux aux familles qui nous ont accueillis une semaine. 

En sens inverse de l’aller, première étape : Bruxelles. Cette fois-ci, nous avons une cinquantaine der minutes pour changer de train. C’est plus confortable ! Puis direction Paris. Là, nous avons près de trois heures de battement, largement le temps de changer de gare, de faire du lèche-vitrine près de Montparnasse et de trouver de quoi se restaurer. Deux écoles se dessinent : ceux qui sont à fond pour les burgers et les frites et ceux qui en sont moins fans, et un qui est pour tout du moment que c’est comestible ! Arrivée à Agen prévue vers 22h30, bus nous ramenant à Condom vers 23h30, peut-être un peu plus tôt, et puis dodo ?

Vendredi 20 mars – Exposés et visite de Gand. Cinquième jour à Ostende

Rendez-vous à 8h30 dans la salle C202 du collège, la salle qu’insciemment j’appelle la nôtre, puisque c’est dans cette salle que nous avons le plus souvent travaillé tous ensemble. Tout de suite commencent les exposés. Nous ne devons pas perdre de temps car nous partons ensuite pour Gand. La Belgique dispose d’un excellent réseau de transport en commun.. Gand est à 40 minutes d’Ostende par le train. Pour gagner le centre de Gand, nous hésitons à prendre le tramway, car aujourd’hui, exceptionnellement, il y a une grève et moins de rames. Il faudrait attendre un quart d’heure. C’est décidé : nous nous dirigeons d’un bon pas vers le centre ville. Par petits groupes, les élèves partent explorer les rues avoisinantes à la recherche du déjeuner. C’est quartier libre. Nous nous donnons RV une heure et demi plus tard pour une promenade qui se termine au Gravensteen, le Château des Comtes de Flandres, imposante forteresse médiévale, sauvée de la destruction totale et rénovée à la fin du XIXe siècle. Et nous écoutons l’histoire de Baudoin Bras de Fer, comte de Flandre au Ixeme siècle, il s’illustre notamment dans la lutte contre les Wikings, mais aussi pour avoir enlevé avant de l’épouser la princesse Judith, fille du roi Charles le Chauve. Il ya avait certainement déjà un château à cette époque là, mais probablement en bois. C’est Philippe d’Alsace qui fait construire le château de pierre. « Steen » en flamand, signifie « pierre » On peut sans doute traduire Garvensteen par château comtal en pierre. Son épouse Elisabeth de Vermandois lui apporte de vastes territoires. On dit qu’il met en place un système administratif efficace et assure une politique internationale reconnue. Et de la finesse diplomatique, il lui en faut certainement puisqu’il est à la fois vassal du Roi des Francs et de l’empereur du Saint Empire Romain Germanique. Helas, il semble ne pas s’entendre très bien avec Elisabeth, qui décède en 1183, sans enfants. Il se remarie avec Mathilde du Portugal qui, elle aussi, est richement dotée. Cette union là aussi restera sans postérité. Philippe meurt de la peste au cours de la troisième croisade. 

 

Jeudi 19 mars – Bicyclette et eau potable. Quatrième jour à Ostende.

Belgique, l’autre pays du cyclisme ! De fait, il y a beaucoup de cyclistes et de pistes cyclables à Ostende. De même que des piétons en nombre, des personnes à mobilité réduite qui se déplacent en toute autonomie dans la rue en fauteuil ou déambulateur, des bus, des tramways et des voitures, (je compte pour rien les cuisses-tax ;-) Nous sommes attendus à 5 kilomètres environ d’Ostende pour visiter l’usine de désalinisation qui approvisionne la région en eau potable. Et nous y allons en bicyclette ! Le Collège nous prête des vélos, habituellement mis a disposition de ceux de ses élèves qui en sont dépourvus pour des sorties scolaires. Quelle aventure !

Jeudi 19 mars – La peinture flamande ne s’est pas arrêtée au XVIIe siècle ! Quatrième jour à Ostende.

Selon un rythme qui commence à devenir habituel, la matinée commence à 8h30 au Collège : une heure de travail sur la présentation de demain. Il faut commencer à s’entraîner à l’oral. Puis une heure d’anglais. Ce n’est pas inutile, considérant le programme de l’après-midi !

Puis, départ à pied vers la maison natale de James Ensor, artiste protéiforme, peintre en révolte contre l’académisme et ce qu’il considère comme l’hypocrisie de la bourgeoisie de son temps, il débute avec l’impressionnisme et s’illustre aussi dans l’expressionnisme. Caricaturiste, conférencier et compositeur… Suivez le guide ici et

 

Mercredi 18 mars - Troisième jour à Ostende.

Aujourd'hui, c'est une journée plus légère : nous passons la matinée au Collège. Alternance de cours de langue vivante en immersion avec les correspondants, de travail de groupe pour finaliser les présentations orales de vendredi, et un peu de travail personnel aussi parce qu'à Condom, la vie continue et les cours habituels aussi. 

L'après-midi se passe en famille. J'ai entendu parler d'une après-midi "ballade et shopping".   

Mardi 17 mars - Travail sur le projet et visite de Bruges. Deuxième jour à Ostende.

Au collège : le matin est consacré à des cours de langues et à du travail de groupe : tri de la collecte d’hier, identification des organismes ou des objets collectés, recherches et rédaction de la présentation qui aura lieu en fin de séjour.

Déjeuner et départ pour la gare. Nous allons visiter Bruges, la Venise du Nord. 10 minutes à peine d’Ostende par le train. Vive la SNCB ! La visite est ponctuée par les exposés de nos correspondants Belges. Je retiens notamment la promesse du lac d’amour, la légende de Pieter au long cou dont les cygnes commémorent la punition par l’empereur Maximilien, le béguinage si paisible avec ses chants d’oiseaux, ses maisons toutes blanches et les parterres de jonquilles ! La basilique Notre Dame qui abrite la madone de Michel Ange (un des rares originaux de Michel Ange emmené hors d’Italie du vivant de l’artiste. Cela montre bien l’opulence des marchands Brugeois de cette époque.) Puis la Grand Place avec l’Hôtel de Ville et le Beffroy, la chapelle du Saint Sang, mais aussi le claquement du trot des chevaux attelés aux calèches qui promènent les touristes, les bateaux qui glissent sur les canaux, le parfum puissant du chocolat quand on entre dans certaines boutiques ; (Il paraît que certains le prise comme les vieux loups de mer prisent le tabac… Personnellement, je préfère le croquer) , et l’odeur suave des gaufres...

Mardi 17 mars - courte immersion dans la vie quotidienne. Deuxième jour à Ostende.

Ou à la recherche du dentifrice perdu. Ou, plus exactement, oublié. Il me faut donc trouver une superette. Jusqu’à présent, je n’ai remarqué, dans ce quartier touristique d’Ostende, que des restaurants, des magasins de chocolats, des boutiques de vêtements, de bijoux ou d’ameublement plutôt chics… On doit néanmoins pourvoir à des besoins plus prosaïques comme du dentifrice. Cela tombe bien, on m’indique une superette Spar tout près de l’hôtel. L’occasion d’étudier vraiment les différences entre la Belgique et la France. Spar. Certes cette enseigne n’est pas répandue dans le sud-ouest de la France, mais elle n’est pas inconnue. Peut-être vais-je découvrir dans les rayons de vraies spécificités ? En fait, pas tant que cela : les produits et les marques me paraissent bien familières. Seul le rayon du pain montre clairement que nous ne sommes pas en France. A la caisse aussi, je note des différences : le caissier et la caissière ne sont pas assis mais debout. Ils ont à gérer unecaisse d’enregistrement et un terminal de paiement. Ils vont et viennent sans arrêt entre les deux postes distants de deux ou trois pas, flashant les produits directement dans le caddy des clients et les déposant sur le tapis roulant. Qu’est que ça doit être fatigant !

 

16 mars - Impression de voyage, Premier jour à Ostende.

Comme la Mer du Nord est belle sous le soleil ! Et comme le fonds de l’air est frais au bord de la mer au mois de mars ! Même sous le soleil. Anoraks, polaires et écharpes bienvenus ! Découverte de la ville en cuisses-tax. Certes, ce ne sont pas des engins taillés pour la vitesse pure, néanmoins, le vent mord les oreilles de celles et ceux qui n’ont pas de bonnet. Je saurai pour la prochaine fois ! Mais la ville a tant de charmes, et c’est si amusant de se déplacer en cuisses-tax !

Et l’exercice ouvre l’appétit. Retour au collège pour le déjeuner.

L’après-midi, retour vers la plage pour la première partie de la mission de cette semaine Erasmus+ : collecter les coquillages et les déchets sur la laisse de mer afin d’évaluer l’état du littoral ostendais et étudier les moyens de le protéger. Mais avant, nous passons par le marché aux poissons : limandes, cabillauds, harengs, poulpes et soles. Il y a aussi une ribambelles de baraques le long de cette rue. Ce ne sont pas des baraques à frites. On y vend, pour quelques euros, des escargots tout chauds. Certes, nous sortons de table, mais il ne saurait être question de n’étudier que superficiellement cette spécificité d’Ostende. Certains d’entre nous décident donc de goûter ce mets. Ce qui est vendu sous la dénomination d’escargots de mer, ce sont des bulots. Souvent, en France, ils sont servis froids avec de la mayonnaise et dans leur coquille, ce qui nécessitent une certaine dextérité pour les déguster. A Ostende, ils sont décoquillés, mijotés dans un bouillon aromatique et servis chauds (et, à mon sens, c’est délicieux).

 

15 mars - Dimanche 15 mars : jour de voyage

RV devant le lycée à 11h30, (beau temps mais froid). Tout le monde est là à l'heure. Le bus démarre. Elisa nous rejoint à la gare d'Agen où nous prenons le train.
1ere étape : Paris. Consigne : assurer le transit de 13 personnes de la gare Montparnasse à la gare du Nord. Vous avez deux heures. Comme il fait beau (mais froid), nous évitons les interminables souterrains qui relient la gare à la station de métro et passons en surface. Métro ligne 4, direction Porte de Clignancourt, descendre à Gare du Nord. Mission accomplie en une heure. Cela permet de se procurer quelques nourritures, toujours bienvenues. 
2eme étape : Bruxelles. Bonjour, Mr Phelbs. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez :  amener 13 personnes jusqu'au quai n°9 d'où partira de trein naar Oostende depuis le quai d'arrivée de l'Eurostar dans un délai de 12 minutes. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes… Déjouant les pronostics les plus autorisés, nous réussissons ! Nous nous engouffrons, un peu essoufflés, dans un wagon presque vide et qui, ma foi, me paraît fort luxueux… Nous sommes montés par erreur dans une voiture de 1ère. Les contrôleuses se montrent indulgentes, et nous laissent y finir le voyage. Ouf !
Arrivée à Ostende, 22h30. Les correspondants sont là, au bout du quai, qui nous attendent.