Un lycée ouvert sur le monde

Mobilité Erasmus+ à Ostende

Par HEDWIGE MARIE ROUILLE D ORFEUIL, publié le mardi 17 mars 2026 08:02 - Mis à jour le jeudi 19 mars 2026 10:30

Carnet de voyage

17 mars - Travail sur le projet et visite de Bruges

Au collège : le matin est consacré à des cours de langues et à du travail de groupe : tri de la collecte d’hier, identification des organismes ou des objets collectés, recherches et rédaction de la présentation qui aura lieu en fin de séjour.

Déjeuner et départ pour la gare. Nous allons visiter Bruges, la Venise du Nord. 10 minutes à peine d’Ostende par le train. Vive la SNCB ! La visite est ponctuée par les exposés de nos correspondants Belges. Je retiens notamment la promesse du lac d’amour, la légende de Pieter au long cou dont les cygnes commémorent la punition par l’empereur Maximilien, le béguinage si paisible avec ses chants d’oiseaux, ses maisons toutes blanches et les parterres de jonquilles ! La basilique Notre Dame qui abrite la madone de Michel Ange (un des rares originaux de Michel Ange emmené hors d’Italie du vivant de l’artiste. Cela montre bien l’opulence des marchands Brugeois de cette époque.) Puis la Grand Place avec l’Hôtel de Ville et le Beffroy, la chapelle du Saint Sang, mais aussi le claquement du trot des chevaux attelés aux calèches qui promènent les touristes, les bateaux qui glissent sur les canaux, le parfum puissant du chocolat quand on entre dans certaines boutiques ; (Il paraît que certains le prise comme les vieux loups de mer prisent le tabac… Personnellement, je préfère le croquer) , et l’odeur suave des gaufres...

17 mars - courte immersion dans la vie quotidienne.

Ou à la recherche du dentifrice perdu. Ou, plus exactement, oublié. Il me faut donc trouver une superette. Jusqu’à présent, je n’ai remarqué, dans ce quartier touristique d’Ostende, que des restaurants, des magasins de chocolats, des boutiques de vêtements, de bijoux ou d’ameublement plutôt chics… On doit néanmoins pourvoir à des besoins plus prosaïques comme du dentifrice. Cela tombe bien, on m’indique une superette Spar tout près de l’hôtel. L’occasion d’étudier vraiment les différences entre la Belgique et la France. Spar. Certes cette enseigne n’est pas répandue dans le sud-ouest de la France, mais elle n’est pas inconnue. Peut-être vais-je découvrir dans les rayons de vraies spécificités ? En fait, pas tant que cela : les produits et les marques me paraissent bien familières. Seul le rayon du pain montre clairement que nous ne sommes pas en France. A la caisse aussi, je note des différences : le caissier et la caissière ne sont pas assis mais debout. Ils ont à gérer unecaisse d’enregistrement et un terminal de paiement. Ils vont et viennent sans arrêt entre les deux postes distants de deux ou trois pas, flashant les produits directement dans le caddy des clients et les déposant sur le tapis roulant. Qu’est que ça doit être fatigant !

16 mars - Impression de voyage, 1er jour à Ostende

Comme la Mer du Nord est belle sous le soleil ! Et comme le fonds de l’air est frais au bord de la mer au mois de mars ! Même sous le soleil. Anoraks, polaires et écharpes bienvenus ! Découverte de la ville en cuisses-tax. Certes, ce ne sont pas des engins taillés pour la vitesse pure, néanmoins, le vent mord les oreilles de celles et ceux qui n’ont pas de bonnet. Je saurai pour la prochaine fois ! Mais la ville a tant de charmes, et c’est si amusant de se déplacer en cuisses-tax !

Et l’exercice ouvre l’appétit. Retour au collège pour le déjeuner.

L’après-midi, retour vers la plage pour la première partie de la mission de cette semaine Erasmus+ : collecter les coquillages et les déchets sur la laisse de mer afin d’évaluer l’état du littoral ostendais et étudier les moyens de le protéger. Mais avant, nous passons par le marché aux poissons : limandes, cabillauds, harengs, poulpes et soles. Il y a aussi une ribambelles de baraques le long de cette rue. Ce ne sont pas des baraques à frites. On y vend, pour quelques euros, des escargots tout chauds. Certes, nous sortons de table, mais il ne saurait être question de n’étudier que superficiellement cette spécificité d’Ostende. Certains d’entre nous décident donc de goûter ce mets. Ce qui est vendu sous la dénomination d’escargots de mer, ce sont des bulots. Souvent, en France, ils sont servis froids avec de la mayonnaise et dans leur coquille, ce qui nécessitent une certaine dextérité pour les déguster. A Ostende, ils sont décoquillés, mijotés dans un bouillon aromatique et servis chauds (et, à mon sens, c’est délicieux).

15 mars - Dimanche 15 mars : jour de voyage

RV devant le lycée à 11h30, (beau temps mais froid). Tout le monde est là à l'heure. Le bus démarre. Elisa nous rejoint à la gare d'Agen où nous prenons le train.
1ere étape : Paris. Consigne : assurer le transit de 13 personnes de la gare Montparnasse à la gare du Nord. Vous avez deux heures. Comme il fait beau (mais froid), nous évitons les interminables souterrains qui relient la gare à la station de métro et passons en surface. Métro ligne 4, direction Porte de Clignancourt, descendre à Gare du Nord. Mission accomplie en une heure. Cela permet de se procurer quelques nourritures, toujours bienvenues. 
2eme étape : Bruxelles. Bonjour, Mr Phelbs. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez :  amener 13 personnes jusqu'au quai n°9 d'où partira de trein naar Oostende depuis le quai d'arrivée de l'Eurostar dans un délai de 12 minutes. Ce message s’autodétruira dans cinq secondes… Déjouant les pronostics les plus autorisés, nous réussissons ! Nous nous engouffrons, un peu essoufflés, dans un wagon presque vide et qui, ma foi, me paraît fort luxueux… Nous sommes montés par erreur dans une voiture de 1ère. Les contrôleuses se montrent indulgentes, et nous laissent y finir le voyage. Ouf !
Arrivée à Ostende, 22h30. Les correspondants sont là, au bout du quai, qui nous attendent.